Etape Alsacienne, nous sommes aujourd’hui près de Strasbourg à Heilligenstein. Nous rencontrons Brice de Turckheim, gestionnaire forestier, qui fut aussi Président de l’association Pro Silva pendant une vingtaine d’années. C’est à ce titre que nous le rencontrons aujourd’hui au cœur de la forêt de Landsberg. Pro Silva est une association de forestiers (propriétaires, gestionnaires, professionnels et amis de la forêt) réunis pour promouvoir une sylviculture irrégulière, continue et proche de la nature. Nous découvrons avec lui et sur le terrain [...]
Cap sur la Camargue, territoire rural situé au centre du delta du Rhône, où s’étend l’un des parcs naturels régionaux les plus renommés. Une réserve de biodiversité de 125 000 hectares [...]
Nous ne pouvions aborder le thème de l’agriculture sans vous parler des Amap et vous faire découvrir la première des Amap françaises : l’Amap des Olivades. C’est à Ollioules, près de Toulon que nous nous rendons, à la rencontre de Denise Vuillon [...]
Slow Food est un mouvement international qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d’une alimentation locale et de nourriture de terroir. Il est né dans les années 1980 en Italie en réaction à l’expansion très rapide des fast-foods et de la standardisation des goûts. C’est à l’occasion d’un voyage en Italie en 1997 que Jean Lhéritier, professeur d’économie à Perpignan, a découvert ce concept [...]
> le site de Slow Food France > Slow Food International
Nouvelle étape dans le Sud Ouest, nous quittons Fleurance pour les Hautes Pyrénées et le petit village de Villefranque, à la rencontre de l’une des rares exploitations agricoles françaises produisant du biogaz et fonctionnant de manière autonome en énergie. Pierre Lebbe est éleveur de 140 chèvres, producteur de fromage et de bière artisanale bio [...]

Notre dernière étape bretonne nous a menés par un après-midi ensoleillé à Quimper, à la rencontre d’Agrauxine, une jeune entreprise fondée en 2002. Son activité consiste à trouver et à produire des traitements naturels contre certains champignons en utilisant … d’autres champignons !
Nous rejoignons la Sologne direction Millançay, pour un « week-end champêtre » à la ferme. L’occasion de découvrir la Ferme de Sainte-Marthe – clairière de 150 hectares au beau milieu de 3000 hectares de forets, où nous retrouvons notamment Philippe Desbrosses.
Entreprise familiale, la ferme qu’anime Philippe Desbrosses – cette terre sur laquelle il est né – est pionnière en agriculture biologique depuis 1969. Exploitation agricole et maraichère en plein champ, production de semences et plants, la Ferme de Sainte Marthe est aussi un conservatoire de plus de 1000 variétés potagères et fruitières anciennes, dont nous découvrons quelques espèces au cours de notre visite du site.
[...] Philippe Desbrosses se joint à nous au cours du repas. Nous en profitons pour l’interroger sur l’histoire du lieu, sa ferme et son parcours.
Agriculteur, écrivain, docteur en sciences de l’environnement, il est à l’initiative des principales organisations d’Agriculture Biologique en France et en Europe – Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), Syndicat National de l’Agriculture Biologique (SINAB), etc. Un pionnier dans la défense de l’agriculture bio officielle et de sa certification. « J’ai eu la chance de me trouver à tous les carrefours historique de la bio et d’être complètement imprégné par cette aventure ».
A consulter
> les activités et stages proposés par la Ferme de Sainte-Marthe : www.intelligenceverte.org
> vous procurer graines et produits naturels et biologiques sur www.fermedesaintemarthe.com
A lire
Nous redeviendrons paysans, Philippe Desbrosses, éditions du Rocher
L’Impasse alimentaire, Philippe Desbrosses, livre collectif avec Nicolas Hulot, éditions Fayard, Le pouvoir de changer le monde, éditions Le Serpent à plumes.
En vidéo
Première étape provinciale, nous nous rendons aujourd’hui à Rennes, à la rencontre de Biocoop et de son directeur du développement Jean-Pol Kerjean.
Jean-Pol Kerjean est avant tout un consommateur bio avant de devenir directeur de la plateforme du Grand Ouest en 2002 puis directeur du développement de l’ensemble du réseau en 2005. Il nous expose la philosophie Biocoop et son approche du bio mais aussi de l’économie et … du développement durable.
Biocoop est le leader de la distribution alimentaire biologique en France avec 305 magasins bio qui partagent le même objectif : le développement de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération. Biocoop s’illustre aussi par ses produits du commerce équitable, un commerce équitable Nord-Sud mais aussi Nord-Nord, ainsi que par un choix très étendu d’écoproduits et de cosmétiques.
Comme le souligne Monsieur Kerjean lors de notre visite, Biocoop c’est avant tout un mouvement. Plus qu’un simple réseau de commerçants, Biocoop souhaite aussi peser sur les choix de société et partage son projet avec d’autres acteurs : salariés, consommateurs, producteurs et partenaires. Le réseau Biocoop regroupe des structures diversifiées (coopératives, sociétés classiques…) qui répond à une approche réaliste de l’économie tout en privilégiant l’équilibre économique et le sérieux de la gestion du réseau.
L’agriculture bio promue par Biocoop est une agriculture paysanne et de proximité. Le réseau veille à la qualité de produits mais aussi à leur provenance. Chaque Biocoop doit trouver des fournisseurs locaux pour les fruits et légumes ou encore le lait. Les autres produits présents en magasins, produits secs (céréales, légumineuses), plats cuisinés ou encore surgelés sont acheminés depuis les plateformes logistiques du réseau qui veille au respect des circuits courts dans leurs approvisionnements et à la qualité des produits. Présent dans les instances nationales et les principaux comités de certification des organismes de contrôle, le réseau veille à l’application des règles, participe aux travaux portant sur l’évolution du logo AB et de la réglementation en matière d’agriculture biologique.
Si Biocoop réalise une croissance de 15 à 30% par an et que le marché du bio croit de 10 à 15% par an, Monsieur Kerjean nous souligne que les surfaces agricoles bio, elles, n’augmentent que de 5% par an. L’offre française est très faible et la tentation est grande d’aller chercher les produits bio très très loin ! Les aberrations économiques sont nombreuses et le bio n’y échappe pas. Mais il ne faut pas négliger le rôle du consommateur; celui-ci est le pilier du système car il est à la fois consommateur et acteur : consom’acteur !!!
Retrouvez toutes les informations du réseau Biocoop sur son site internet.


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