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Pour notre dernière étape en province, nous nous rendons à Lille afin d’y rencontrer Autonomie & Solidarité, une société de capital risque un peu particulière. Nous retrouvons dans ses bureaux trois des bénévoles [...]

> le site d’Autonomie & Solidarité

cimg2505_1.JPGNous ne pouvions aborder le thème de l’agriculture sans vous parler des Amap et vous faire découvrir la première des Amap françaises : l’Amap des Olivades. C’est à Ollioules, près de Toulon que nous nous rendons, à la rencontre de Denise Vuillon [...]

lesolivades2-050_0001.jpg cimg2506_1.JPG

photo_sos_lusine.jpgL’interview de Jean-Marc Borello une fois terminée, nous voici conviés à le suivre pour déjeuner avec les salariés du Groupe SOS. Un accueil chaleureux qui nous donne l’occasion de rencontrer des gens passionnés, et de prendre conscience de l’ambiance particulière qui règne au sein des équipes : hors des schémas traditionnels et hiérarchiques, convivialité et spontanéité sont au rendez-vous.

Nous suivons Mathieu Taugourdeau, 27 ans et déjà responsable des agences de conseil et de services en développement durable du Groupe SOS.

Le pôle « développement durable » que dirige Mathieu est décliné en 3 structures :

L’association Auxilia accompagne depuis 2001 les collectivités territoriales dans leur démarche d’agenda 21. Elle mène également des actions de sensibilisation, établit des bilans carbone, conseille les collectivités en achats responsables, et les entreprises dans leur stratégie de responsabilité sociale (RSE).
La mission d’Auxilia : accompagner la conduite du changement. « On ne peut pas faire de développement durable sans travailler sur la conduite du changement. Vous avez beau faire un bâtiment HQE [Haute Qualité Environnementale], si vous avez les fenêtres grandes ouvertes l’hiver, ça ne sert à rien ».

Mobility+, structure de conseil en « mobilité durable », propose des plans pour optimiser les déplacements des salariés. Pourquoi du conseil en mobilité ? « On se rend compte que les gens savent très peu se déplacer : bus, métro, vélo… ». Les usagers ne sont pas toujours au courant des avantages et des possibilités offertes par ces modes de transport. Ce qui créé des situations parfois paradoxales : « un certain nombre de personnes qui ne peuvent plus se loger à Paris s’exilent en banlieue pour payer leur logement 400 euros de moins. Mais elles ont besoin d’une voiture, ce qui leur coute en moyenne… 500 euros par mois ! ». Sous évaluant le coût de la voiture, elles pour une solution qui au final se révèle plus couteuse.

Enfin, Voiture&co, association qui fête ses 10 ans cette année, sensibilise les jeunes sur les risques liés à la conduite et à l’alcool. Elle les accompagne en organisant du covoiturage (« mobilité nocturne »), et les incite à utiliser des modes alternatifs à l’automobile. Son programme « bouger vers l’emploi » aide en outre les demandeurs d’emploi dans la recherche de moyens de transport leur permettant de reprendre une activité : prêt de voitures, vélos, transport à la demande…

Les entreprises et le développement durable ?
« Il y a deux approches totalement différentes : intégrer le développement durable dans son fonctionnement, ou simplement communiquer sur le développement durable sans mener de politique concrète. Dans ce dernier cas, c’est du ‘green washing’ et pas du développement durable. Pour l’instant c’est je pense la démarche qui prédomine ».
Toutes les entreprises n’ont pas intégré la démarche et son enjeu économique. « Un des grands problèmes sur la mise en place du développement durable, c’est la notion de retour sur investissement ». Dans les sociétés cotées, la pression du marché est tellement forte pour obtenir des résultats à court terme, et la durée de vie des dirigeants tellement courte, qu’il n’y a pas de place pour l’investissement dans une démarche dont le retour se fait à 4,6,voire 8 ans.
« Les entreprises familiales sont souvent les plus en avance sur le développement durable, car elles sont davantage dans une perspective de moyen-long terme. Mais je suis persuadé que toutes les entreprises se positionneront sur ces enjeux, y compris sur le fond ».

L’économie sociale ? « On est en train de changer de paradigme, de changer d’époque […] Est-on obligé de passer par une rémunération des actionnaires avec des risques de dérives financières, de spéculation, de déshumanisation de nos économies ? ». ».
La clé de l’économie sociale, c’est qu’elle repose sur un modèle alternatif au capitalisme financier. « L’enjeu actuel est à la quête de sens et au mieux vivre ensemble […] L’économie sociale rapproche les gens, créé des échanges plus humains qu’économiques». Et si c’était ça, l’avenir ? Une économie plus solidaire et plus humaine…

Son arrivée au sein du groupe SOS ? Au cours d’un diner, il rencontre Jean-Marc Borello. C’est le coup de cœur ! Quasiment du jour au lendemain, il démissionne de son poste au sein d’un grand cabinet de conseil, pour rejoindre l’aventure SOS. « C’est une envie de changer les choses, poussée par une certaine colère, qui m’a fait regarder ailleurs pour voir si il y avait des modèles économiques qui correspondaient davantage à mes valeurs ».
Et Mathieu s’y retrouve : convaincu, il est vraiment passionné par son travail. Peut-être parce qu’il s’agit plus que d’un travail : une réelle vocation.

A consulter…
- Le reportage réalisé le même jour, consacré à Jean-Marc Borello – Délégué général du Groupe SOS
- Les sites du Groupe SOS : www.groupe-sos.org - www.auxilia.asso.fr

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Après le Grand Ouest, notre destination du jour nous amène du coté d’Auch en Midi-Pyrénées. A Fleurance, pour être plus exact, afin d’y découvrir la société coopérative de commerce équitable Ethiquable [...]

> le site d’Ethiquable

annuaire_45ed41a711e54.jpegannuaire_45ed41a711e54.jpegannuaire_45ed41a711e54.jpegannuaire_45ed41a711e54.jpegNous voici à Nantes, ville que nous connaissons bien puisque nous nous y sommes tous les trois rencontrés et y faisons nos études. Nous rencontrons aujourd’hui Julien Le Couturier, Délégué Régional de la Nef, une banque … pas tout à fait comme les autres. La Nef est une société coopérative de finances solidaires crée en 1988. Elle regroupe 20 000 sociétaires [...]

> le site de la Nef.

BiocoopPremière étape provinciale, nous nous rendons aujourd’hui à Rennes, à la rencontre de Biocoop et de son directeur du développement Jean-Pol Kerjean.

Jean-Pol Kerjean est avant tout un consommateur bio avant de devenir directeur de la plateforme du Grand Ouest en 2002 puis directeur du développement de l’ensemble du réseau en 2005. Il nous expose la philosophie Biocoop et son approche du bio mais aussi de l’économie et … du développement durable.

Biocoop est le leader de la distribution alimentaire biologique en France avec 305 magasins bio qui partagent le même objectif : le développement de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération. Biocoop s’illustre aussi par ses produits du commerce équitable, un commerce équitable Nord-Sud mais aussi Nord-Nord, ainsi que par un choix très étendu d’écoproduits et de cosmétiques.

Comme le souligne Monsieur Kerjean lors de notre visite, Biocoop c’est avant tout un mouvement. Plus qu’un simple réseau de commerçants, Biocoop souhaite aussi peser sur les choix de société et partage son projet avec d’autres acteurs : salariés, consommateurs, producteurs et partenaires. Le réseau Biocoop regroupe des structures diversifiées (coopératives, sociétés classiques…) qui répond à une approche réaliste de l’économie tout en privilégiant l’équilibre économique et le sérieux de la gestion du réseau.

L’agriculture bio promue par Biocoop est une agriculture paysanne et de proximité. Le réseau veille à la qualité de produits mais aussi à leur provenance. Chaque Biocoop doit trouver des fournisseurs locaux pour les fruits et légumes ou encore le lait. Les autres produits présents en magasins, produits secs (céréales, légumineuses), plats cuisinés ou encore surgelés sont acheminés depuis les plateformes logistiques du réseau qui veille au respect des circuits courts dans leurs approvisionnements et à la qualité des produits. Présent dans les instances nationales et les principaux comités de certification des organismes de contrôle, le réseau veille à l’application des règles, participe aux travaux portant sur l’évolution du logo AB et de la réglementation en matière d’agriculture biologique.

Si Biocoop réalise une croissance de 15 à 30% par an et que le marché du bio croit de 10 à 15% par an, Monsieur Kerjean nous souligne que les surfaces agricoles bio, elles, n’augmentent que de 5% par an. L’offre française est très faible et la tentation est grande d’aller chercher les produits bio très très loin ! Les aberrations économiques sont nombreuses et le bio n’y échappe pas. Mais il ne faut pas négliger le rôle du consommateur; celui-ci est le pilier du système car il est à la fois consommateur et acteur : consom’acteur !!!

Retrouvez toutes les informations du réseau Biocoop sur son site internet.

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Après plusieurs mois de préparations, notre tour de France du Développement Durable débute enfin. Pour la première étape, nous nous rendons en banlieue parisienne, à Saint Denis, où se tient le siège social du Groupe SOS.

Le Groupe SOS est un groupe de l’économie sociale, fondé par trois associations (SOS Drogue internationale, SOS Habitat et Soins et SOS Insertion et Alternatives). Il est maintenant constitué d’associations et d’entreprises dont le domaine d’activité s’étend de l’aide aux toxicomanes jusqu’au conseil en développement durable en passant par les crèches et l’accueil de personnes âgées en situation d’exclusion [...]

> Le site internet du groupe SOS

> L’interview en vidéo de Jean-Marc Borello, Délégué général du groupe SOS

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