Un reportage a été diffusé au journal de 20h de France 2 ce mercredi 20 mars 2013 sur les Indiens Ashaninkas, menacés par le barrage de Pakitzapango.

RuthRuth, indienne membre de la communauté ashaninka lutte contre la réalisation d’un barrage qui pourrait avoir un impact dramatique. Elle sera bientôt en France. Nous soutenons son action.

Nous vous en parlons depuis bientôt deux ans. Le projet de barrage de Pakitzapango au Pérou, menace de dévaster le territoire ashaninka, que connait bien Jéromine pour le parcourir depuis maintenant 25 ans.

  • 100 000 hectares de forêt primaire noyés
  • un déplacement de 10 000 personnes
  • l’émission de 900 000 tonnes de gaz à effet de serre.

Ruth Mestoquiari, leader de la communauté Ashaninkas au Pérou demande à venir en France afin de nous expliquer l’impact dramatique de ce projet. Au nom des Ashaninkas de la vallée du Rio Ené, Ruth cherche à obtenir une alternative et demande le classement de la forêt ashaninka du Rio Ené au patrimoine de l’humanité auprès de l’UNESCO. Une lutte pour une survie culturelle.

Quelques mots de Ruth Mestoquiari :

« Nous, communautés Ashaninka de la vallée du Rio Ene, représentées par notre propre organisation, la CARE, élaborons aujourd’hui notre propre projet de préservation forestière du territoire de nos ancêtres, une forêt primaire que nous souhaitons transmettre aux générations futures.

La vallée où nous vivons est accessible uniquement par pirogue, ainsi protégée jusqu’à aujourd’hui des fronts de colonisation. Car les colons et les compagnies pétrolières n’attendent que la construction d’une route pour déferler sur nous. Notre vallée et son fleuve représentent notre territoire culturel, notre identité collective, ainsi que notre zone légitime d’influence politique.

Nous luttons pour une alternative au barrage hydroélectrique géant à Pakitzapango, prévu pour fournir l’électricité nécessaire à la croissance économique du Brésil voisin. Un projet autorisé par le gouvernement qui précéda celui de Monsieur Humala, nouveau président du Pérou. Si la construction avait lieu, 100 000 hectares de biodiversité forestière seraient engloutis, forçant 10 000 d’entre nous à l’exil.

Ainsi c’est tout notre patrimoine culturel, notre langue, notre système de connaissance et nos savoirs sur les plantes, la trace même de nos pas sur les rives du fleuve Ene que l’industrie hydroélectrique s’apprête à effacer de la mémoire des hommes.

Voilà pourquoi nous invitons les citoyens du monde à soutenir notre projet de forêt communautaire en signant la pétition en faveur d’une sanctuarisation écologique de la vallée du Rio Ene.

Dans ce but, nous demandons l’appui technique de l’Unesco et de son programme Man and Biosphère, et nous invitons le ministère péruvien de l’écologie à soutenir nos efforts en faveur de la biodiversité culturelle du Pérou.

Avec l’espoir que le monde entende notre appel, et nous réponde, kametsa ! »

Ruth Zenaida Buendia Mestoquiari, présidente de la CARE, association péruvienne pour la défense des ashaninkas de la vallée du Rio Ené.

Nous sommes à tes côtés Ruth et nous t’attendons.

couv_femmesoiseauxLe nouveau roman de Jéromine Pasteur, « Femmes-Oiseaux », est disponible aux éditions Belfond. Un roman ? Non, un roman-vérité ! Né d’une réalité concrète. Une réalité vécue par Jéromine.

Jéromine  nous explique :

« Cet ouvrage est à vous, je ne pouvais pas garder pour moi seule ce que j’ai découvert. Mes « femmes-oiseaux » sont ces êtres d’exceptions que j’ai rencontrées au cours de mes voyages, et je devais vous offrir ce témoignage.

Femmes-Oiseaux est un roman-vérité qui lie dans une incroyable alchimie mon vécu sur le terrain à l’histoire d’un peuple, tout en vous invitant de paire à goûter au merveilleux de l’imaginaire. Mais s’agit-il vraiment d’imaginaire !? Vous déciderez …

Vous allez trouver tout au long de ces pages de l’amour, de l’espoir, des leçons de vie, et puis des larmes de peine et de joie. Des femmes, des hommes que l’on a plus envie de quitter. Ceux-là même qui, au plus profond des dernières forêts vierges de notre planète, tentent aujourd’hui encore de conserver l’équilibre du Monde. Et au milieu d’eux, un être à la croisée des chemins, en quête d’un vrai destin.

Je vous les confie !

En vous souhaitant à tous et toutes des jours sereins,
Amicalement.
Jéromine « 

Mais alors Jéromine …

Qui êtes-vous ?!

Une femme qui cherche à travers la planète des bribes de vérité, et un témoin de ce qui se passe « ailleurs », loin du quotidien européen.

Quel est le thème central de ce livre ?

La Vie. L’expression d’une joie profonde à se sentir vivant, et la force démesurée qui habite chaque être pour se battre, envers et contre tout, pour protéger cette chance d’être en vie.

Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?

« Dans un mouvement félin, Ahitim se coula jusqu’à Éloïse.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

Le visage de la viracocha s’était éclairé d’une joie profonde.

— J’ai toujours su que les femmes avaient une force infinie à offrir. Qu’elles étaient beaucoup plus que ce qu’on leur imposait de croire, lui confia Éloïse. J’ai couru le monde pour comprendre et calmer ma faim de savoir. Pour découvrir où se cachait la terre promise. Mais elle est en tous lieux, en permanence à l’intérieur de moi. Je viens de le comprendre !

Ahitim ouvrit les bras et étreignit Éloïse furtivement. Elle aussi semblait heureuse. De retour au milieu de l’assemblée, Nato tournait sur elle-même, scrutant le visage des chefs de clan, des chasseurs, des jeunes, des vieux. Tous se taisaient. La vieille dame leva sa belle main ridée jusqu’à son front.

— Si nous affrontons le mal, nous deviendrons ce mal et nous en mourrons, reprit-elle. Nous devons nous éloigner et attendre, car le mal se nourrit du mal et finit par se dévorer tout entier. Laissons-le disparaître, puis nous reviendrons. »

Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?

Une messe chantée de Wolfgang Amadeus Mozart.

Qu’aimeriez-vous partager avec les lecteurs en priorité ?

Un instant de plénitude au cœur des bois, en Amazonie, installée avec des Indiens autour d’un feu de camp, face à la magnificence d’un ciel étoilé.

Femmes Oiseaux, le nouveau roman de Jeromine Pasteur

Femmes-Oiseaux : le nouveau roman de Jéromine Pasteur
aux éditions Belfond

Un grand roman d’initiation, porté par le souffle poétique et la sincérité d’un auteur pour qui la seule aventure qui vaille est celle de l’être humain, appelé à se réconcilier avec lui-même et le monde qui l’entoure.

Jéromine Pasteur présente son roman Femmes-Oiseaux.

Jéromine Pasteur nous invite à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec le monde qui nous entoure.

Jéromine Pasteur parle de sa seconde famille, la communauté des Ashaninkas, à la fois si différente et si semblable.


Jéromine Pasteur évoque la magie féminine.


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JUILLET  2012

« A tous, du soleil dans le ciel et dans le cœur. »

Bien chers tous,

Nos trois élèves vont bien et suivent, à Satipo, leurs cours avec assiduité.

Fabricio suit sa deuxième année au collège de Satipo. Il est brillant. Rady, qui a suivi avec beaucoup de volonté et de succès ses études secondaires, étudie maintenant l’informatique. Une vraie réussite pour un jeune ashaninka qui n’a pas voulu s’en laisser compter par le monde occidental sans réagir avec une grande lucidité. Apprendre pour pouvoir se défendre. Victor suit sa secondaire avec joie et promet aussi de s’imposer avec des choix personnels et tournés vers le désir de se battre à armes égales face à une culture qui en veut à sa forêt natale !
Je souligne -car parfois cette action peut être mal comprise- que ces jeunes gens nous ont demandé avec une grande insistance de l’aide pour étudier, pour comprendre ce monde occidental qui s’approche et asphyxique de plus en plus leurs milieux d’existences ancestrales, les forêts tropicales.

Quelques photos de ces enfants dont vous soutenez les rêves...
- Fabricio à son pupitre d’écolier
- Rady et Victor avec le padre Mariano qui les abrite et veille sur eux à Satipo
- Des forces avant l’étude…
Espérons que nous pourrons encore les soutenir dans leurs études l’année prochaine. Le financement du programme Chaveta est de plus en plus difficile.

Au cœur de l’Amazonie péruvienne, les choses ne prennent pas le chemin de la sérénité. Les autorités, les commerçants comme les entreprises pétrolières – qui voient soit de nouveaux électeurs soit de nouveaux consommateurs en la personne des ashaninkas de la forêt – poussent les jeunes gens en âge de « travailler » à venir grossir le flot de la main-d’œuvre bon marché. Ceux qui ne savent, comme la plupart, ni lire ni écrire sont employés pour les tâches les plus grossières et pratiquement sans salaire.
L’histoire de l’exploitation de l’homme par l’homme se répète inlassablement.

Les choses ne vont pas bien à travers le monde. Nous le savons. J’ai eu envie aujourd’hui de vous citer un penseur hongrois, philosophe et expérimentateur de la vie au sein de la nature qui a nous a précédé de quelques longueurs pour annoncer la malaise de nos sociétés actuelles : Edmond Bordeaux Szekely.
 » Obsédé par un esprit démoniaque de cupidité et de compétition, notre société dévaste et gaspille follement la capital précieux des ressources naturelles de la planète pour produire une marée sans fin de biens consommables inutiles, non biodégradables et non-recyclables. Ainsi se développe à une vitesse vertigineuse une pollution croissante des sources de la vie sur terre – atmosphère, océans, rivières, lacs, sols, champs, forêts – détruisant à jamais des milliers et des milliers de formes de vie créées il y a des millions d’années. Dans un très proche futur, l’industrie géante centralisée, cet insatiable monstre, nous aura complètement séparé de la nature qui recouvre notre mère la terre et nous achèvera en immolant nos corps affaiblis, anémiques et malades au sommet d’une montagne de déchets empoisonnés aussi grande que la planète. »
Edmond Bordeaux Szekely
C’était en 1928…

Et puis ceci :
« Devant les problèmes énormes qui pèsent sur la société humaine d’aujourd’hui, il semble de plus en plus important de découvrir des moyens simples et non sectaires de travailler sur nous-mêmes et de partager ce que nous avons compris avec autrui. »
Chögyam Trungpa, maître bouddhiste

Notre futur, celui de l’espèce humaine, est entre les mains de tous, et de chacun de nous. Chaque effort a un poids réel. Une résonance propre. Et carillonne avec une note d’espoir. Ce qui nous attend dépend de chacun d’entre vous. Le premier pas, c’est d’en prendre conscience.

Il reste aussi un combat très concret contre lequel il faut encore se mobiliser : le projet de construction du barrage de Pakitzapango

Ne perdons jamais espoir !
Je vous souhaite du soleil dans le ciel et dans le cœur.
Avec beaucoup d’amitiés.
Jéromine

le nouveau livre de Jéromine Pasteur

DANS LA PRESSE

« Un papillon chez les Ashaninkas »
Jéromine Pasteur était l’invitée du journal La Croix, le 20 juin 2012

« A la voir tranquillement assise a la terrasse d’un café, place de la Bastille a Paris, on douterait presque qu’elle ait réalise autant d’exploits, navigue en solitaire sur les océans et gravi les montagnes. Menue, elle parle d’une voix aux tonalités enfantines. Mais derrière le sourire affleurent les souffrances de cette femme ainsi que la détermination qui a permis de les dépasser. »
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JUILLET  2012

« A tous, du soleil dans le ciel et dans le cœur. »


Bien chers tous,


Nos trois élèves vont bien et suivent, à Satipo, leurs cours avec assiduité.

Fabricio suit sa deuxième année au collège de Satipo. Il est brillant. Rady, qui a suivi avec beaucoup de volonté et de succès ses études secondaires, étudie maintenant l’informatique. Une vraie réussite pour un jeune ashaninka qui n’a pas voulu s’en laisser compter par le monde occidental sans réagir avec une grande lucidité. Apprendre pour pouvoir se défendre. Victor suit sa secondaire avec joie et promet aussi de s’imposer avec des choix personnels et tournés vers le désir de se battre à armes égales face à une culture qui en veut à sa forêt natale !

Je souligne -car parfois cette action peut être mal comprise- que ces jeunes gens nous ont demandé avec une grande insistance de l’aide pour étudier, pour comprendre ce monde occidental qui s’approche et asphyxique de plus en plus leurs milieux d’existences ancestrales, les forêts tropicales.

Quelques photos de ces enfants dont vous soutenez les rêves

- Fabricio a son pupitre d’écolier

- Rady et Victor avec le padre Mariano qui les abrite et veille sur eux à Satipo.

- Des forces avant l’étude.

Espérons que nous pourrons encore les soutenir dans leurs études l’année prochaine. Le financement du programme Chaveta est de plus en plus difficile.

Au cœur de l’Amazonie péruvienne, les choses ne prennent pas le chemin de la sérénité. Les autorités, les commerçants comme les entreprises pétrolières – qui voient soit de nouveaux électeurs soit de nouveaux consommateurs en la personne des ashaninkas de la forêt – poussent les jeunes gens en âge de « travailler » à venir grossir le flot de la main-d’œuvre bon marché. Ceux qui ne savent, comme la plupart, ni lire ni écrire sont employés pour les tâches les plus grossières et pratiquement sans salaire.

L’histoire de l’exploitation de l’homme par l’homme se répète inlassablement.

Les choses ne vont pas bien à travers le monde. Nous le savons. J’ai eu envie aujourd’hui de vous citer un penseur hongrois, philosophe et expérimentateur de la vie au sein de la nature qui a nous a précédé de quelques longueurs pour annoncer la malaise de nos sociétés actuelles : Edmond Bordeaux Szekely.

 » Obsédé par un esprit démoniaque de cupidité et de compétition, notre société dévaste et gaspille follement la capital précieux des ressources naturelles de la planète pour produire une marée sans fin de biens consommables inutiles, non biodégradables et non-recyclables. Ainsi se développe à une vitesse vertigineuse une pollution croissante des sources de la vie sur terre – atmosphère, océans, rivières, lacs, sols, champs, forêts – détruisant à jamais des milliers et des milliers de formes de vie créées il y a des millions d’années. Dans un très proche futur, l’industrie géante centralisée, cet insatiable monstre, nous aura complètement séparé de la nature qui recouvre notre mère la terre et nous achèvera en immolant nos corps affaiblis, anémiques et malades au sommet d’une montagne de déchets empoisonnés aussi grande que la planète. »

Edmond Bordeaux Szekely

C’était en 1928…

Et puis ceci :

« Devant les problèmes énormes qui pèsent sur la société humaine d’aujourd’hui, il semble de plus en plus important de découvrir des moyens simples et non sectaires de travailler sur nous-mêmes et de partager ce que nous avons compris avec autrui. »

Chögyam Trungpa, maître bouddhiste

Notre futur, celui de l’espèce humaine, est entre les mains de tous, et de chacun de nous. Chaque effort a un poids réel. Une résonance propre. Et carillonne avec une note d’espoir. Ce qui nous attend dépend de chacun d’entre vous. Le premier pas, c’est d’en prendre conscience.

Il reste aussi un combat très concret contre lequel il faut encore se mobiliser : le projet de construction du barrage de Pakitzapango

Ne perdons jamais espoir !

Je vous souhaite du soleil dans le ciel et dans le cœur.

Avec beaucoup d’amitiés.

Jéromine

SOUTENEZ LES INDIENS D’AMAZONIE

Nos trois élèves de secondaires vont bien, et suivent, à Satipo, leurs cours de secondaires avec assiduité. Voici quelques photos qui viennent de nous parvenir (veuillez excuser leur faible qualité).

Fabricio suit sa deuxième année au collège de Satipo. Il est brillant. Rady, qui a suivi avec beaucoup de volonté et de succès ses études secondaires, étudie maintenant l’informatique. Une vraie réussite pour un jeune ashaninka qui n’a pas voulu s’en laisser compter par le monde occidental sans réagir avec une grande lucidité. Apprendre pour pouvoir se défendre. Victor suit sa secondaire avec joie et promet aussi de s’imposer avec des choix personnels et tournés vers le désir de se battre à armes égales face à une culture qui en veut à sa forêt natale !

Soulignons -car parfois cette action peut être mal comprise- que ces jeunes gens nous ont demandé avec une grande insistance de l’aide pour étudier, pour comprendre ce monde occidental qui s’approche et asphyxique de plus en plus leurs milieux d’existences ancestrales, les forêts tropicales.

Avant le départ pour l'école

Petit déjeuner, avant de partir pour l’école… Des forces avant l’étude.

Fabricio à son pupitre

Fabricio à son pupitre d’écolier.

Avec le padre Mariano

Rady et Victor avec le padre Mariano qui les abrite et veille sur eux à Satipo.

Jéromine Pasteur était l’invitée du journal La Croix, le 20 juin 2012.

JEROMINE PASTEUR Cette exploratrice, qui a pris fait et cause pour les Indiens Ashaninkas du Pérou, poursuit une vie partagée entre deux mondes et prépare un nouveau livre

A la voir tranquillement assise a la terrasse d’un café, place de la Bastille a Paris, on douterait presque qu’elle ait réalise autant d’exploits, navigue en solitaire sur les océans et gravi les montagnes. Menue, elle parle d une voix aux tonalités enfantines. Mais derrière le sourire affleurent les souffrances de cette femme ainsi que la détermination qui a permis de les dépasser. Son père rêvait d’un petit Jérôme. Prudente, sa mère avait décliné le prénom au féminin. Jéromine naît le 30 novembre 1954. Elle grandit dans le Jura. Solitaire, elle apprécie la compagnie des arbres en forêt. Son avenir elle a du mal à l’imaginer.
C’est un stage de voile aux Glénans qui va en décider. La jeune fille se prend de passion pour la voile et la mer. Tout en poursuivant des études a Lyon, elle n’a qu’une obsession : construire son bateau et partir.
Après quatre années de travaux, en 1980 elle lève l’ancre, direction Madagascar. Son périple va s’infléchir au fil des escales et des rencontres. Elle sillonne les côtes africaines, traverse l’Atlantique plusieurs fois, laisse son voilier dans les Caraïbes pour découvrir le Brésil et le Pérou. Dans ce pays par hasard elle atteint en 1984 un village d’Indiens Ashaninkas dans la cordillère de Vilcabamba. « Là, j’ai eu soudain le sentiment d’être chez moi avec des gens qui me ressemblaient : loin d’être séparés de la nature comme les Occidentaux ils en étaient un élément parmi d’autres »

Désormais chaque annee elle va voyager, travailler sur des bateaux puis revient vivre avec les Ashaninkas. Là, elle adopte le mode de vie d’un clan ou elle a sa place et son nom (Chaveta, « Papillon de la connaissance »). Lorsqu’elle revient en France demander de l’aide pour ces Indiens,
elle obtient le prix Paul-Emile Victor, ce qui la place sous les feux des projecteurs. Son premier livre Chaveta paru en 1988 connaît un beau succès. « Ce best-seller a change ma vie en me donnant les moyens de vivre et le pouvoir de soutenir les Ashaninkas avec juste le nécessaire pour continuer ma route ». Suivent une quinzaine de livres, dont La vie est un chemin qui a du cœur, entretiens avec Gilles Vanderpooten, coauteur avec Stéphane Hessel d’Engagez-vous !
Partagée entre deux mondes, Jeromine Pasteur décide en 1990 qu’après un dernier sejour en France de trois mois, elle vivra définitivement chez les Indiens et fondera une famille. Mais pendant son absence, les guérilleros du Sentier lumineux massacrent 7 000 Ashaninkas.
Le clan de Jeromine s »enfuit dans la montagne par une voie qu’elle avait ouverte peu avant. L’exploratrice demeure sans nouvelles des siens pendant trois années terribles.
En 1993, malgré la condamnation à mort dont elle se sait frappée, elle part au Pérou et retrouve enfin son clan. « Celui que je devais retrouver
ne m’avait pas attendue. Tout avait volé en éclats. Ma vie a pris un autre chemin »
Si « Chaveta » ne peut plus construire parmi les Indiens l’existence de femme qu’elle avait imaginée, elle peut néanmoins continuer a les aider. En 2004 Jéromine Pasteur fonde l’association Chaveta pour créer des ecoles et apprendre aux Ashaninkas à parler espagnol, à compter, à lire et à écrire avec des instituteurs du cru L’association soutient ensuite plusieurs élèves qui poursuivent leurs études hors de la forêt. En 2010, Jeromme Pasteur crée Indibio, l’Institut pour la diversite biologique.

En octobre prochain, elle publiera aux éditions Belfond un grand roman, Femmes-Oiseaux, sur l’attaque du Sentier lumineux et la fuite de son clan. Désormais, elle passe la moitié de son temps en France où elle s’occupe de ses parents, mais continue à vivre partiellement en Amérique latine et chez les Ashaninkas. « Je ne suis ni d’ici ni de là-bas. Mais j’apprends à recoller les morceaux en trouvant une unité en moi. »

CORINNE RENOU-NATIVEL, La Croix, 20 juin 2012.

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le nouveau livre de Jéromine Pasteur_

DECEMBRE 2011  

« La Vie est un chemin
qui a du coeur »

le  nouveau livre de Jéromine Pasteur est paru >>

Joyeuses fêtes à tous !

Chers amis,

En cette période de fêtes et à l’aube de la nouvelle année – que je souhaite la meilleure à chacun d’entre vous -  j’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouvel ouvrage « La vie est un chemin qui a du coeur » aux éditions de l’Aube. Je reviens sur mes voyages, la rencontre avec les Indiens ashaninkas, la vie dans la Selva, et partage quelques réflexions personnelles…

Pendant ce temps, le combat continue en forêt amazonienne !
Quelques nouvelles de mes amis Ashaninkas : Fabricio a brillamment terminé sa première année de secondaire au collège de Satipo. Il va rentrer en forêt retrouver sa mère et ses frères et sœurs. Il nous confie avoir beaucoup de choses à leur raconter… Nous l’attendons pour la rentrée scolaire de mi-mars, l’année prochaine.
Plusieurs autres enfants sont aussi candidats au départ d’études secondaires…. à suivre !
Je vous invite à découvrir les nouvelles photos mises en ligne sur notre site.

Grâce à la ténacité des Ashaninkas sur place et un soutien international de votre part, le projet de barrage de Pakitzapango – qui rappelons-le, menacerait quelque 90 000 indiens et 100 000 hectares de forêt – est en suspens. Mais nous devons rester vigilants. Une victoire temporaire qu’il faut continuer d’alimenter de nos cris d’indignations.

Enfin, je veux saluer la mémoire de Danielle Mitterrand, qui nous a quittés le mois dernier. Femme de convictions, elle s’intéressait au sort des peuples premiers et avait notamment côtoyé nos amis Indiens ashaninkas du Brésil.

Amitiés,
Jéromine

Soutenez les indiens d'Amazonie_


Présentation du livre
La vie est un chemin qui a du coeur

par Gilles Vanderpooten, cofondateur d’Indibio et co-auteur de l’ouvrage avec Jéromine Pasteur

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Exploratrice mue par un profond désir de découvrir le monde, Jéromine Pasteur entend avec force l’appel du voyage. Navigatrice, globe trotteuse, elle s’aventure au début des années quatre-vingt au cœur d’une Amazonie péruvienne encore vierge de tout contact avec la civilisation occidentale. C’est là que se scellera sa destinée, au contact des Indiens Asháninkas qui l’adoptent. Désormais, on la surnomme Chaveta, « papillon de la connaissance ».

La richesse de la forêt amazonienne qui suscite son émerveillement est le fruit de l’alliance de la faune, de la flore et des hommes qui se sont épanouis en osmose avec Mère-Nature.
Cette harmonie précaire, déjà confrontée à une colonisation peu scrupuleuse, est troublée par de nouvelles menaces : abattage illégal de bois précieux, trafic d’animaux sauvages, déboisement au profit de cultures industrielles destructrices de biodiversité, exploitation des ressources minières et pétrolières…

Le pillage de la Grande Forêt se poursuit.

Les Indiens, spoliés, méprisés, exploités, subissent ce que la civilisation a de plus révoltant, au nom de la production et du développement. « Avec la forêt disparaissent ceux qui l’habitent. Et avec eux meurent un art de vivre et une connaissance qui existent et se développent depuis la nuit des temps. »
Dans notre monde globalisé, ce qui se passe « là-bas » n’est pas sans incidence « ici ».
La forêt amazonienne est non seulement un lieu de vie, mais un réservoir de biodiversité dont nous tirons de nombreuses ressources pour notre alimentation, notre industrie, notre pharmacie, notre médecine… Si nous n’y prenons garde, la disparition de la Grande Forêt, « c’est notre futur avec un grand point d’interrogation ».

Au-delà de son expérience personnelle, Jéromine Pasteur nous invite à l’introspection. Pourquoi céder au cercle infernal de la production-consommation ? Pourquoi nous laisser aller à nos penchants destructeurs ? Pourquoi continuer à vouloir domestiquer et épuiser cette nature qui nous conditionne, plutôt qu’à mieux la comprendre et l’imiter ?

« Réveillez-vous ! » nous exhorte-t-elle. Progressons dans notre hominisation. Développons notre écoute mutuelle. Apprenons de la sagesse et des savoirs ancestraux des peuples indigènes. Sachons mieux vivre l’instant, tout en anticipant notre avenir. Et accomplissons cela en nous laissant guider par la passion et par la joie. Car « le premier des biens communs, ce devrait être la joie ! La joie pour soi et pour la partager ».
De tout cœur et conscients des réalités que nous vivons et que nous allons devoir affronter, faisons de notre mieux pour vivre en harmonie avec notre biosphère et avec ceux qui la peuplent.

C’est le message que Jéromine Pasteur nous propose de partager.
Rencontre avec une femme libre, spontanée, généreuse.

« Il y a 25 ans Jéromine Pasteur s’aventurait au coeur de la forêt amazonienne.
Depuis, elle se bat pour que la biodiversité et les peuples indiens – sa « seconde famille » – retrouvent enfin leurs lettres de noblesse.
Alors que 2011 a été déclarée « année internationale des forêts », Jéromine revient dans ce nouveau livre sur son par
cours, ses engagements, son attachement à la Grande Forêt et à ceux, menacés, qui la peuplent. »


Indibio – Jéromine Pasteur
11 rue Bayen 75017 Paris
contact@indibio.org

www.jerominepasteur.com
www.indibio.org

le nouveau livre de Jéromine Pasteur

« La vie est un chemin qui a du cœur » : c’est le titre de la nouvelle aventure de l’exploratrice et romancière Jéromine Pasteur. Une conversation inédite et pleine d’enthousiasme avec Gilles Vanderpooten, publiée aux éditions de l’Aube.

En cette « Année internationale des forêts » telle que proclamée par l’ONU, le message porté inlassablement par Jéromine Pasteur depuis plus de 20 ans sonne toujours aussi juste !

Jéromine Pasteur revient sur ses voyages, son parcours, ses engagements. Passionnée mais indignée, elle pousse un cri. Un cri qui vient du cœur.
La première femme à avoir traversé l’équateur d’Afrique au
Brésil en solitaire, cette « femme blanche qui vit au cœur de la forêt amazonienne » raconte cette terre qui se meurt.

Le pillage de « la Grande Forêt » se poursuit, sous le coup de l’abattage illégal de bois précieux, du trafic d’animaux sauvages, des cultures industrielles destructrices de biodiversité, de l’exploitation des ressources minières et pétrolières.  Les Indiens, spoliés, méprisés, exploités, subissent ce que la civilisation occidentale – notre monde  « hors sol » – a de plus révoltant.
« Bientôt notre Mère nourricière n’aura plus assez de lait pour rassasier ses enfants et il coulera alors plus de larmes qu’il n’y a d’eau dans les fleuves de la Grande Forêt. »

Malgré cela, Jéromine Pasteur délivre à ses semblables un grand message d’espoir et d’amitié. Et prononce un hymne à l’amour… à l’amour de la Vie !

La situation est fort préoccupante sur les rives du fleuve Ené au Pérou. La déforestation et la menace des gisements pétroliers n’y suffisant pas, le projet de barrage hydro-électrique à Pakitzapango menace directement 10 000 de nos amis indiens Ashaninkas et avec eux 90 000 hectares de forêts.
Indibio lance un nouvel appel pour leur venir en aide.

Avec amitié et espoir en notre action collective,
Jéromine Pasteur

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